Le réseau des autoroutes
Un tronçon long de 5 km entrave les travaux : Les procédures d’expropriation retardent l’autoroute Berrechid-Béni Mellal
Infrastructures et état des routes
Jeudi, 03 Mai 2012 09:52
Les travaux de construction de l’autoroute Berrechid- Béni Mellal risquent d’accuser un retard considérable. La cause : un conflit d’expropriation pour cause d’utilité publique sur un tronçon long de 5 km du côté de Berrechid.
Intervenant lors de la dernière séance des questions orales à la Chambre des représentants, Aziz Rebbah, ministre de l’Equipement et des Transports, a précisé que ce tronçon a fait l’objet d’une forte opposition de la part des propriétaires qui ont contesté la procédure mise en place. Pourtant, il a assuré que les travaux se déroulent à un rythme soutenu sur les autres tronçons et que l’ouvrage sera réceptionné à temps.
Un optimisme que ne semble pas partager un ingénieur qui nous a précisé, sous le sceau de l’anonymat, que le retard enregistré risque de durer plus que prévu.
A l’en croire, la procédure d'expropriation est longue et complexe. Et l’Etat tarde souvent à prendre les mesures nécessaires pour engager les procédures dans les temps imaprtis. «A titre d’exemple, les travaux de construction de l’autoroute Casablanca-Rabat ont pris beaucoup de retard ou celui de la voie rapide de Tamsana dont les travaux ont été lancés depuis cinq ans sans être pour autant achevés pour la simple raison que l’Etat a beaucoup traîné avant de lancer la procédure d’expropriation des terrains nécessaires à la mise en place de ces projets. Et ce alors même que les textes juridiques régissant cette question facilitent et simplifient considérablement la tâche à l’Etat », nous a-t-il précisé.
Pourtant, d’importants retards sont enregistrés au niveau du lancement des procédures nécessaires par le ministère de l’Equipement et des Transports. « Même au sein de ce département, les retards sont légion alors que chaque jour de retard nous coûte très cher», nous a-t-il confié.
Notre source fait allusion aux conséquences financières considérables supportées par le budget de l’Etat. « Ce n’est un secret pour personne que chaque jour de retard induit des charges supplémentaires, des pénalités et des frais financiers qui risquent de grever davantage le budget initial du projet financé en principe par les contribuables ».
A ce propos, il a affirmé que l’impact financier dû aux retards des travaux enregistrés au niveau de l’autoroute Berrechid-Béni Mellal risque d’être lourd, sachant que l'enveloppe budgétaire destinée à la réalisation de ce grand projet s’élève à 6 milliards de DH dont un prêt de 2,42 milliards de DH accordé par la Banque européenne d'investissement (BEI), 54 milliards de DH alloués par le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) et 2,03 milliards de DH de la part du gouvernement chinois, via la banque China Eximbank.
Par ailleurs, notre source s’est interrogée sur le sort des travaux des projets de construction des autoroutes reliant Settat à Béni Mellal et El Jadida à Safi ou le périphérique routier Rabat-Salé.
Du son côté, le ministre a saisi l’occasion pour expliquer que les conflits d’expropriation pour cause d’utilité publique se multiplient au sein de son département et que les plaintes reçues concernant ce sujet se comptent par dizaines.
A ce sujet, il a affirmé qu’un plan a été mis en place pour résoudre ce problème en mettant l’accent sur des critères objectifs pour fixer les indemnités conformément à un calendrier précis.
M. Rebbah a indiqué également que 78 millions de DH d’indemnités concernant les dossiers complexes sont déposés à la Caisse de développement et de gestion (CDG) depuis 2009, en attendant une issue à l’amiable. Une lourde facture laissée par l’ancien titulaire du maroquin et actuel président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab qui en a bien d’autres à son crédit. Entre autres, celle générée par la résiliation du contrat qui liait le Maroc à la société italienne « Salini Construttori Spa » pour la réalisation d’une section de la Rocade méditerranéenne située entre Jebha et Ajdir. Le Maroc vient, en effet, d’être condamné à payer 16 millions d’euros en faveur de cette société par la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce international (CCI).
La Cour internationale d’arbitrage avait validé dans un premier temps la résiliation du marché et condamné Salini Construttori SPA à payer 500.000 euros au Maroc, au titre des pénalités de retard, avant de revenir sur sa décision et de condamner le Maroc à payer 16 millions d’euros.
source : liberation
Autoroutes du Maroc s'apprête à lever à nouveau 1.15 milliard de DH auprès de ses actionnaires
Infrastructures et état des routes
Mercredi, 14 Mars 2012 10:24
Le capital sera porté à 12.3 milliards de DH par l'émission de 23 millions d'actions nouvelles auxquelles l'Etat et le Fonds Hassan II devraient souscrire. Malgré une bonne tenue de l'activité, les finances de la société sont insoutenables : la dette représente plus de 3 fois le niveau des capitaux propres.
Quelques semaines avant le lancement des travaux de l’autoroute El Jadida-Safi, qui devra engloutir plus de cinq milliards de DH en investissements, Autoroutes du Maroc (ADM) tend à nouveau la sébile à ses actionnaires pour une énième augmentation de capital. En effet, La Vie éco a appris que le concessionnaire exclusif du réseau autoroutier marocain vient d’acter le principe d’une recapitalisation à hauteur de 1,15 milliard de DH lors d’une récente assemblée générale extraordinaire, la première présidée par le nouveau ministre de tutelle, Aziz Rabbah, en charge du département de l’équipement et du transport.
Comme lors des précédentes opérations, seuls l’Etat et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social devraient souscrire aux 23 millions d’actions nouvelles qui seraient ainsi émises, ce qui porterait leurs quotes-parts cumulées à plus de 97% du capital et hisserait celui-ci à 12,3 milliards de DH. Cette opération vise à renforcer les fonds propres face à une montagne de dettes qui dépassent désormais la barre de 30 milliards de DH dont 10,4 milliards sous forme d’emprunts obligataires. Une dette qui représente un sérieux goulot d’étranglement avec une charge d’intérêts qui consomme parfois la totalité des flux de trésorerie générée par l’exploitation du réseau autoroutier. A titre d’illustration, à fin juin 2011 le ratio charges d’intérêts/Excédent Brut d’Exploitation caracole à 137% alors que la dette nette représente, elle, 3,32 fois le niveau des fonds propres. Ce qui est presque insoutenable. Il faut rappeler que depuis 2004, année de la signature du premier contrat programme, ADM a sollicité massivement le marché de la dette, en procédant à neuf émissions obligataires totalisant un montant de 9,9 milliards de DH. En parallèle, la société a procédé à huit augmentations de capital d’un total de 7,2 milliards de DH (voir encadré). Mais cela n’a pas suffi pour rééquilibrer sa structure financière.
La structure financière devrait se rééquilibrer entre 2015 et 2020
En attendant d’être à l’équilibre, probablement entre 2015 et 2020, soit une fois que l’effort d’investissement aura été stabilisé, ADM enregistre des croissances du trafic et du chiffre d’affaires des plus honorables. A fin juin 2011, le chiffre d’affaires s’est bonifié par rapport au premier semestre 2010 de 20% en s’établissant à 838 MDH. Quant au trafic, il s’est accru de 15% en glissement annuel à l’issue des trois premiers trimestres de l’année écoulée dont la moitié, soit 7,2%, provient du réseau à périmètre constant. Le reste s’explique par l’entrée en service de nouveaux tronçons, en l’occurrence l’axe Marrakech-Agadir en 2010 et Fès-Oujda en 2011. Sur cette lancée, la barre des deux milliards de DH de chiffre d’affaires annuel devrait être franchie dès 2012.
Rappelons qu’ADM s’est engagée, selon le deuxième contrat programme 2008-2015 signé avec l’Etat marocain, à doubler la taille du réseau autoroutier marocain en le portant à 1 800 km, ce qui correspond à un effort d’investissement de plus de 30 milliards de DH. Plus de la moitié du chemin a déjà été fait puisque le dit réseau dépasse les 1 400 km depuis l’inauguration en juillet 2011 de l’autoroute reliant Fès à Oujda (320 km). Outre l’autoroute susmentionnée El Jadida-Safi, les quatre prochaines années verront le parachèvement de l’élargissement à 2x3 voies de l’autoroute Casa-Rabat (un milliard de DH), l’entrée en service du tronçon de contournement de Rabat (2,7 milliards de DH), et l’ouverture de l’autoroute Berrechid-Béni Mellal (6 milliards de DH).
Autoroutes du Maroc : 9 emprunts obligataires et 8 augmentations de capital depuis 2004
Depuis la signature en 2004 du premier contrat programme avec l’Etat, Autoroutes du Maroc a procédé à 8 augmentations de capital, totalisant 7,2 milliards de DH et à 9 emprunts obligataires pour un montant de 9,9 milliards de DH. Ci dessous le détail des opérations effectuées :
2004 • Recapitalisation de 420 MDH (Etat : 320 MDH, Fonds H II : 100 MDH).
2005 • Recapitalisation de 821 MDH (Etat : 320 MDH, Fonds H II : 500 MDH et autres actionnaires : 1 MDH).
• Emprunt obligataire de 500 MDH
2006 • Recapitalisation de 720 MDH (Etat : 320 MDH, Fonds H II : 400 MDH)
2007 • Recapitalisation de 620 MDH (Etat : 320 MDH, Fonds H II : 400 MDH)
2008 • Recapitalisation de 1 208 MDH (Etat : 600 MDH, Fonds H II : 600 MDH et autres actionnaires : 8 MDH)
• Emprunt obligataire de 500 MDH
• Emprunt obligataire de 500 MDH
2009 • Recapitalisation de 1 150 MDH entièrement souscrite par l’Etat marocain.
• Emprunt obligataire de 400 MDH
• Emprunt obligataire de 1 500 MDH
• Emprunt obligataire de 1 500 MDH
2010 • Recapitalisation de 1 150 MDH entièrement souscrite par l’Etat marocain
• Emprunt obligataire de 2 000 MDH
• Emprunt obligataire de 1 000 MDH
2011 • Recapitalisation de 1 150 MDH entièrement souscrite par l’Etat marocain.
• Emprunt obligataire de 1 000 MDH
• Emprunt obligataire de 1 500 MDH
source : le Vie Eco
Autoroute El Jadida-Safi : Le marché sera attribué mardi prochain
Infrastructures et état des routes
Vendredi, 24 Février 2012 18:10

Un projet de plus de 4 milliards de DH
Les professionels réclament la préférence nationale
Autoroute El Jadida-Safi Le marché sera attribué mardi prochain
L’autoroute El Jadida-Safi reste le dernier tronçon du schéma autoroutier national. Elle nécessitera un budget de plus de 4 milliards de DH
FAUX départ pour l’attribution du marché de l’autoroute El Jadida-Safi.
La commission d’ouverture des marchés publics ne s’est finalement pas réunie comme prévu mardi 21 février. Les soumissionnaires n’ont été avisés du report que la veille. Par conséquent, «les plis n’ont pu être déposés auprès d’Autoroutes du Maroc (ADM)», confirme un soumissionnaire. Selon des opérateurs, un problème administratif pourrait être à l’origine de ce report à moins que la tutelle n’ait retardé l’attribution de ce marché pour faire appliquer la préférence nationale.
Rappelons que Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement et du transport, a promis de rendre systématique l’application de la préférence nationale en faveur des entreprises marocaines pour tous les marchés qui relèvent de son département. Il a d’ailleurs rappelé sa promesse une nouvelle fois lors des premières escales dédiées au transport et à la logistique. D’ailleurs, le ministre a pris à témoins Bouchaïb Benhamida et Moncef Ziani, respectivement président de la Fédération du BTP et de la Fédération du conseil et de l’ingénierie (FMCI).
Renseignement pris auprès de ADM, «le report de l’ouverture des plis est intervenu à la demande de quelques entreprises, essentiellement étrangères, qui souhaitent finaliser leur offre financière». La commission chargée de l’ouverture des plis se réunira finalement mardi 28 février pour examiner les offres techniques et financières des soumissionnaires. A ce jour, 21 entreprises individuelles et groupements d’entreprises ont été présélectionnés parmi 29 candidatures.
De sources internes à ADM, le report n’a rien à voir avec la volonté du ministre de faire respecter la préférence nationale. D’autant plus que le projet avait fait l’objet d’études de faisabilité bien avant la nomination de Rabbah. Plus encore, les bailleurs de fonds potentiels, en l’occurrence la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades), ont déjà procédé à des missions d’évaluation du projet d’autoroute.
Réseau autoroutier : Viaducs, tunnels, passages… l’expertise se confirme
Infrastructures et état des routes
Vendredi, 27 Janvier 2012 12:00

Un millier d’ouvrages d’art, dont 80 grands viaducs, construits sur 1.416 km d’autoroutes
ADM exporte son savoir-faire au Sénégal et au Gabon
Parmi les références nationales, les viaducs de grande portée. En plus du souci architectural, esthétique et environnemental, l’ouvrage d’art doit également s’inscrire en harmonie avec le paysage d’implantation
Au cours des 20 dernières années, le Maroc revendique une forte expertise en matière de conception et de réalisation d’ouvrages d’art. En effet, le réseau autoroutier de 1.416 km est ponctué par pas moins de 1.000 ouvrages d’art, dont 80 grands viaducs. Autoroutes du Maroc (ADM) a donc pu consolider son savoir-faire en introduisant des solutions innovantes, moins coûteuses et respectueuses de l’environnement. Dans le détail, les ouvrages d’art construits dans le cadre des autoroutes sont destinés au rétablissement de communication (passages inférieurs, passerelles…), ouvrages pour rétablir les écoulements hydrauliques, ponts, des auvents dans les gares à péage… Les ouvrages d’art construits par l’autoroutier varient entre ponts en béton armé, en béton précontraint et à poutres… Autres types d’ouvrages d’art construits par ADM, les ponts de conception exceptionnelle tels que les ponts par encorbellements successifs, les ponts à haubans, les structures métalliques (auvents et passerelles en métal). Le tunnel de Zaouiat Aït Mellal, sur l’autoroute Marrakech-Agadir, est également considéré comme un ouvrage d’art. D’une longueur de 546 m, c’est le premier tunnel construit sur le réseau autoroutier.
Réseau autoroutier: Comment le Maroc développe son ingénierie
Infrastructures et état des routes
Vendredi, 27 Janvier 2012 10:34

Recours pour la première fois à de nouvelles technologies
La construction de 1.416 km a nécessité 12 millions de tonnes d’enrobé
25 millions de m2 de chaussées ont été revêtues
En 20 ans, Autoroutes du Maroc (ADM) a introduit de nouvelles spécifications techniques et des procédés inédits pour la construction d’un réseau autoroutier de 1.416 km
La construction de l’autoroute Casa-Rabat a nécessité plus d’une dizaine d’années. A l’époque, le financement était puisé dans le budget de l’Etat. D’où la construction en deux temps. En fait, ce premier tronçon autoroutier de moins de 100 km aura servi de cas d’école pour l’acquisition d’une véritable expertise en matière de construction d’autoroutes. D’ailleurs, le rythme de réalisation des autoroutes est passé de 40 km par an au cours de la décennie 90 à 100 km à partir de 2000, voire à 160 km. Une vitesse de croisière atteinte de manière irréversible par Autoroutes du Maroc (ADM) à partir de 2006 avec la mise en chantier de deux ambitieux projets : Agadir et Oujda.
Le premier schéma autoroutier avait été arrêté au début des années 90 et portait sur la réalisation de 1.500 km d’autoroute à l’horizon 2010. Avec l’achèvement de l’axe Tétouan-Fnideq, la desserte de Oued R’mel, le réseau opérationnel jusqu’à présent s’élève à 1.416 km et a nécessité un budget global de 38 milliards de DH. Agadir-Taroudant ayant finalement été aménagée en voie express, jugée plus adaptée pour le trafic local et permettant de circuler à 100 km/h au lieu de 120 km maximum pour une autoroute. En 2008, un programme complémentaire portant sur 384 km de liaisons autoroutières pour un investissement de 15 milliards de DH. Ainsi, le réseau national atteindra 1.800 km en 2015.
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