Prix des carburants

Hausse du prix du carburant : inévitable, mais quand ?

Côté pratique

Lundi, 23 Avril 2012 10:32

Le coût de la compensation devient trop lourd et l'effort de subvention est disproportionné. La bonbonne de gaz de 12 kg subventionnée à hauteur de 105 DH, le litre de gasoil à 5 DH, la tonne de fioul à plus de 3 500 DH. Le cours du brut demeure élevé même s'il a accusé un léger recul ce mois d'avril.
Le coût de la compensation devient trop lourd et l'effort de subvention est disproportionné. La bonbonne de gaz de 12 kg subventionnée à hauteur de 105 DH, le litre de gasoil à 5 DH, la tonne de fioul à plus de 3 500 DH. Le cours du brut demeure élevé même s'il a accusé un léger recul ce mois d'avril.

Bien qu’en recul par rapport au mois de mars, où il atteignait 126 dollars le baril de Brent, le prix du pétrole reste malgré tout élevé : 119 dollars le 17 avril sur le marché londonien.

Dans le projet de Loi de finances en cours d’adoption, le gouvernement, rappelons-le, table sur un baril à 100 dollars comme prix moyen pour l’ensemble de l’exercice. Il n’est certes pas le seul à prévoir un tel niveau de prix, et rien ne dit que cette prévision ne se réalisera pas. Mais rien n’indique non plus, pour le moment, qu’une accalmie est au bout du chemin. En bonne logique, le prix du pétrole aurait dû se replier en raison d’une conjoncture atone, mais le marché évolue suivant une logique qui échappe…à la logique.

En tout cas, les faits sont là : sur les trois premiers mois de l’année, le prix moyen de la tonne de pétrole importée par le Maroc a augmenté de 18,6%, à 6 955 DH, soit 1 089 DH de plus qu’au premier trimestre de 2011, selon les derniers chiffres de l’Office des changes. La tonne de gasoil et de fioul (le Maroc importe aussi des produits raffinés) a elle aussi enregistré une hausse de 18,5%, à 7 418 DH, soit 1 157 DH de plus qu’à la même période de 2011.

Bien entendu, sur le marché domestique, ces évolutions n’apparaissent pas, au grand bonheur des consommateurs, mais au grand dommage des finances publiques. Car la neutralisation totale de ces hausses, appelée communément la subvention, risque cette année encore de s’avérer lourde de conséquences (en termes de déficit et donc d’endettement). Le gap entre les prix de vente des produits pétroliers et leurs prix réels est en effet tel que la facture, à la fin de l’exercice, pourrait dépasser celle de 2011, c’est-à-dire plus de 50 milliards de DH de charges de compensation. Selon les derniers chiffres arrêtés par le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM), les arriérés de paiements dus par l’Etat aux distributeurs (cumul du reste à payer de 2011 et des deux premiers mois de 2012) s’élèvent à 15 milliards de DH.

 

Le gouvernement doit-il augmenter les prix à la pompe ?

Côté pratique

Lundi, 17 Janvier 2011 09:45

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Le gouvernement doit-il augmenter les prix à la pompe ?,Tarif des carburants au MAROC  Le gouvernement doit-il augmenter les prix à la pompe ?
Si le cours du brut se maintenait à son niveau actuel, les charges de compensation pour l'année 2011 tourneraient autour de 30 milliards de DH, sans compter la hausse du cours du sucre et du blé


A quel prix le Maroc achètera-t-il son pétrole cette année ? Depuis plusieurs semaines, le cours du brent de la mer du Nord, prix de référence des achats marocains de pétrole, tourne autour de 94 dollars et il les dépassait même, mardi 11 janvier. Selon des sites spécialisés, il atteindrait même les 103 dollars comme prix moyen pour l’année 2011. Ceci en liaison avec la reprise économique attendue et des taux de croissance élevés prévus en Chine, en Inde mais également au Brésil. Certes, la remontée du dollar ces jours-ci risque d’atténuer quelque peu cette ascension du prix de l’or noir, mais il est douteux que la baisse soit aussi ample que celle sur laquelle table le Maroc !

Le Royaume a, en effet, construit son Budget sur l’hypothèse d’un baril à 75 dollars, comme il l’avait fait en 2010. Mais il n’est pas le seul à sous-estimer cette variable. La France a retenu dans son Budget un prix de 80 dollars le baril, et la Banque centrale européenne (BCE) table, elle, sur un prix moyen qui tournerait à un peu plus de 84 dollars. Mais à la décharge des gouvernements, l’exercice de la prévision est extrêmement ardu, notamment sur cette matière première dont le prix dépend de facteurs sur lesquels la logique économique n’a d’emprise, et notamment le risque de guerre pour un pays producteur ou encore les aléas climatiques.

 

Carburants : Les prix à la pompe risquent d'augmenter

Côté pratique

Vendredi, 16 Octobre 2009 03:23

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Y aurait-il oui ou non une hausse des prix des carburants et gaz en janvier prochain ?

La question est d'autant plus dérangeante qu'une telle mesure risque de porter un coup dur au pouvoir d'achat. En tout cas, le projet de Loi de finances 2010 donne la couleur en proposant une hausse de TVA sur certains produits pétroliers de 7 à 10%.


Lapsus ou annonce du scénario réellement mis en perspective, l'argentier du pays, Salaheddine Mezouar, a laissé entendre que ces trois points de plus peuvent être compensés par les deux points de baisse de l'IR dont l'application est prévue en début d'année. Du moins, en filigrane, le ministre semble vouloir rassurer que le gouvernement tiendra son engagement concernant l'impôt sur le revenu. Mais il cache mal l'inévitabilité de répercuter cette révision de TVA sur le consommateur.

Quant aux pétroliers, ils préfèrent temporiser estimant que la Caisse de compensation entrerait probablement en ligne pour absorber la hausse.

D'autres restent, par contre, dubitatifs, mais pas moins accrochés à l'espoir de voir le gouvernement aller plus loin et augmenter la cadence d'harmonisation des taux de TVA.

Contacté, Youssef Aherdane, secrétaire général du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM), pense qu'en l'absence d'un taux unique, ce sont toujours les opérateurs qui trinquent.

 

Production du gasoil 50 ppm made in Maroc

Côté pratique

Jeudi, 02 Juillet 2009 10:54


Le gasoil 50 ppm made in Maroc sera bientôt sur le marché. En effet, «le démarrage de la 1re phase de production à la Samir est prévu entre le 5 et le 10 juillet avec l’entrée en service de l’unité d’hydrosulfuration qui est dotée d’une capacité de 2,5 millions de tonnes», annonce Saïd El Oufir, directeur des combustibles et des carburants au ministère de l’Energie. Quant à la deuxième phase, celle de l’unité principale d’hydrocracking, elle sera opérationnelle au mois de septembre prochain. Elle portera sur une capacité de production de 1,5 million de tonnes de gasoil 50 ppm. «En plus de son programme de production d’un gasoil 50 ppm et d’un super sans plomb, la Samir va intégrer la campagne d’efficacité énergétique pour optimiser sa production et minimiser les émissions de gaz», déclare Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération nationale de l’énergie. Les réductions des émissions de gaz sont estimées à 54.000 tonnes par an, souligne El Oufir.


Les coûts de l’entrée en service de ces deux nouvelles unités de production ne sont pas connus pour l’heure. Mais l’investissement global destiné à la modernisation et à la rénovation de la raffinerie aura atteint pas moins de 900 millions de dollars. Le raffineur s’est d’ailleurs offert la dernière génération d’hydrocracking qui permettra de produire, dans un premier temps, du gasoil 50 ppm, et dans un deuxième, du gasoil 10 ppm, prévu pour 2012. A noter qu’en 2009, la France est passée du 50 au 10 ppm.


Une chose est sûre, le gasoil 50 ppm qui sera produit à la raffinerie de Mohammedia doit être conforme aux standards internationaux et son prix devra rester le même. A moins d’une nouvelle hausse des prix du pétrole. A l’heure où nous mettions sous presse, le cours du brut à l’international tournait autour de 70 dollars le baril.

 

Baisse des prix de certains carburants entre 9 et 26 pc à partir de lundi 16 février 2009

Côté pratique

Dimanche, 15 Février 2009 16:41

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Baisse des prix de certains carburants entre 9 et 26 pc à partir de lundi 16 février 2009 

Rabat - Une nouvelle structure des prix des produits pétroliers entrera en vigueur à compter de ce lundi et sera marquée par une baisse "considérable" des prix de certains carburants, variant entre - 9pc et -26 pc, dans le but de "soutenir le pouvoir d'achat des citoyens", a-t-on annoncé dimanche.


Cette décision qui prendra effet à partir de lundi 16 février à 00h00, a été prise en concertation avec l’ensemble des opérateurs du secteur pétrolier, indique un communiqué conjoint des ministères des Affaires économiques et générales et de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.

 

 
"Sur la base de la nouvelle structure des prix convenue et de l’évolution des prix du pétrole sur le marché mondial et dans le but de soutenir le pouvoir d’achat des citoyens", les prix des produits pétroliers connaîtront un changement à partir de la date précitée.

C’est ainsi que les prix s’établiront comme suit :

Essence super sans plomb : 10,25 dh/litre (baisse de 1dh/l, -9pc),

Gasoil 50 ppm de soufre : 7,50dh/L (baisse de 2,63 dh/L, -26pc),

Fuel oil 2pc : 3074dh/tonne (baisse de 300 dh/T, -9pc),

Fuel oil destiné à la production de l’énergie électrique : 2378 dh/T (baisse de 300 dh/T, -11,20pc).

 

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